Embracing the Shadows

Wilder & Davis Gallery

May 4 - June 29, 2001

“EMBRACING THE SHADOWS” is about this tumultuous time in my life. About recent past experiences, relationships, hardships, changes in career and cities, and leaps of faith. It’s about the circular patterns in my life, the recurring themes and the moves forward. It’s about embracing the darkest moments because I know that there is always some light at the end of the tunnel, and out of the shadows always emerges a new & improved me.

There is no big important message about the world and the struggles of humankind in this art. I paint because I like to paint. I like the way the colours blend in never-ending combinations when I drag them around, the way the paint feels as it squishes beneath my palette knife, the smell of linseed oil and the sound of whatever movie or music or conversation I have going on in the background while I try not to think about things too seriously. I paint because it makes me feel good. And it makes me feel bad. And it frustrates the hell out of me sometimes, and other times it can be so rewarding. Painting is a very personal thing for me. It’s what I do to escape. To escape the frustrations of 5 consecutive 14 hour days at the office. It’s what I do to forget about bills and deadlines, breakups and fights. It’s what I do to create. It’s what I do to tap into ME.

I’m a night owl, so I mostly enjoy painting at night. I’ll get the itch around 10:00 or 11:00pm and go until 3:00, 4:00, 5:00am, depending on whether I work the next day or not and whether I have started hallucinating from exhaustion yet. Some of my works are completed in one session, others need coming back to. THEY tell ME. I don’t really always know what I will create when I start out a new piece. I start with a colour scheme, a mood. And I let it take me from there. My paintings have a mind of their own. Whether you like or dislike what you see is fine by me, as long as you aren’t left indifferent.

Jeux d’ombres

Galerie Wilder & Davis

4 mai - 29 juin 2001

« JEUX D’OMBRES » représente une période tumultueuse de ma vie ponctuée de changements, d'expériences et de déceptions amoureuses, de séparations, de retrouvailles, de déménagements, de changements de villes et de carrière. Tout ce mouvement représente bien les thèmes récurrents de ma vie, mes espoirs, mes sauts dans le vide et vers l'avant. Je choisis aussi d'accepter les moments sombres de mon existence parce que je sais qu'il y a toujours une lumière au bout du tunnel et du brouillard émerge le meilleur de moi.

Il n'y a pas de message important sur l'humanité et sur sa lutte  de tous les jours dans ma série de tableaux. Je peins car cela me plaît, j'aime comment les couleurs se mélangent sur ma palette, sous mon couteau et sur mes toiles. J'aime l'odeur de l'huile de lin et j'aime le bruit de fond de musique ou de conversations autour de moi quand je peins et que mon esprit est ailleurs. J'aime tout simplement peindre. Parfois cela m'enrage et parfois cela me comble. Cela dépend des jours. Peindre est une histoire personnelle pour moi. Je peins pour me détendre des longues semaines de travail, pour oublier les échéanciers, les factures et les disputes qui nous forcent à vivre terre à terre. Je peins car cela permet à mon énergie créatrice de me libérer et c'est enfin MOI qui s'exprime.

Je suis un oiseau de nuit alors j'aime surtout peindre le soir, lorsque le soleil est couché. Parfois l'envie me prend vers 22h ou 23h et je peins ainsi toute la nuit, jusqu'aux petites heures du matin ou jusqu'à épuisement total. Certaines toiles sont le fruit d'une nuit de travail, d'autres demandent plus de temps. Ce sont les toiles qui me dictent ce que je dois faire. Je ne sais pas toujours ce que je vais peindre quand je débute un tableau. Je commence avec une couleur, une humeur et puis le reste vient avec l'inspiration du moment. Mes toiles ont leur propre vie et je respecte qu'elles plaisent à tous ou pas, tant qu'elles n'indiffèrent personne.